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Observatoire européen des drogues et des toxicomanies
Rapport annuel 2005: l'état du phénomène de la drogue en Europe
Des projets de prévention sélective dans les lieux de divertissement sont de plus en plus nombreux dans les nouveaux États membres, en particulier en République tchèque, à Chypre (unité d'information mobile dans les événements nocturnes), en Hongrie (trois organisations), en Pologne et en Slovénie.
Généralement, la teneur de ces interventions demeure inchangée et est similaire dans la plupart des États membres: discothèques antidrogue, manifestations artistiques, théâtre, soutien des médias (films, bandes dessinées, etc.), séminaires, expositions itinérantes et expériences de voyage (rapport national luxembourgeois).
Les approches structurelles restent un élément important. En Italie, aux Pays-Bas et en Scandinavie, la création de réseaux est considérée comme une condition préalable à la prévention de la toxicomanie, le but étant d'influencer la culture de la vie nocturne. À cette fin, des professionnels de la prévention établissent des contacts avec les propriétaires de lieux généralement utilisés pour la consommation récréative de drogue (y compris les coffee shops aux Pays-Bas) ainsi que d'autres acteurs de la nuit, comme les portiers et le personnel des bars. En Suède, ces interventions s'étendent à des grandes villes autres que Stockholm. Une étude de projets similaires aux Pays-Bas a conclu que «les visiteurs et les organisateurs de soirées se comportent de manière beaucoup plus responsable vis-à-vis des drogues illicites que ce que l'on pensait» (Pijlman et al., 2003). Des approches intégrées tels que celles-là présentent également l'avantage de détourner l'attention du public des incidents et des urgences médicales mettant en cause les drogues illicites dans les grandes soirées et de concentrer la sensibilisation sur les risques généraux des boîtes de nuit. Des lignes directrices pour une vie nocturne plus sûre relèvent de cette catégorie, mais ne sont pas encore très répandues en Europe (Calafat et al., 2003).
Les conseils individuels en ligne par l'intermédiaire de sites web constituent une approche relativement nouvelle, adoptée par l'Autriche et l'Allemagne (www.drugcom.de). Dans le même style, en Autriche, des conseils par courriel sont disponibles au nouveau centre d'appel d'aide aux usagers de drogue de Vienne et des normes de qualité ont été élaborées (FSW, 2004). Cependant, la plupart des sites de prévention proposent simplement des conseils d'experts et n'offrent pas de forum de discussion, étant donné qu'il n'existe pas de preuves solides de l'efficacité de ces communautés de pairs émanant des consommateurs (Eysenbach et al., 2004).